19.06.2008

Conte de Noël, hors saison n°1

Ce soir c'est Noël, déjà l'orgue retenti. Les voutes de la cathédrale transportent les accords des cantiques. Les voix s'élèvent. Pierre revêt son aube.

Immaculée, légère mais lourde du poids de ce qu'elle représente à ses yeux. L'étole, puis la chasuble, blanche et dorée pour ce jour de fête.

La statue de l'Enfant est posée sur cette petite table de sacristie, au pied de la crox de bois. Il contemple les deux mystères ainsi en présence.

Les servants se mettent en place, lui derrière la procession peut commencer. La cloche teinte, les gens se lèvent, il avance.

Empeint d'une émotion forte, il avance, l'Enfant élevé. Il a la tête haute, là dans l'allée centrale, il avance vers le lieu de l'ultime sacrifice. Sa vie il l'a offerte, il ne pouvait pas faire autrement, un si petit don comparé à celui de cet Enfant.

Il va faire ce qu'il y a de plus beau, partager l'amour d'un homme, partager l'amour de Dieu.

Les volutes d'encens montent comme de longues prières, une légère inclinaison devant l'autel, une autre face à la mangeoire.

"Un Sauveur nous est né" dit le cantique. Pierre resplendit, le vaisseaux de pierre résonne des Noëls d'autrefois.

18.06.2008

Disparaitre

Il est des gens tout comme de certaines choses que l'on croit éternelles, parce qu'elles prééxistent à nous et qu'elles font partie du qotidien.

Des gens que l'on connait depuis toujours et jamais nous n'envisageons leur disparition ou alors tout du moins dans un avenir lointain.

Mais brusquement la réalité nous rattrappe, par l'age et la mort, nous prenons conscience que ces personnes ne font pas exeption et qu'elles aussi partent un jour.

Alors  nous ressentons ce manque indiscible que la mort laisse et le quotidien se réecrit mais différemment avec des acteurs en moins.

 

 

07.05.2008

Un Nain prévu

Il nous arrive parfois d'être concernés par un inconnu, puis d'être convaincus par un imprévu.

18.04.2008

Fulgurance

Sortir de ce marais poisseux où l'on a trop trainer.

Déployer ses ailes si graciles et prendre son envol. Sentir l'air parcourir son corps, voler, être maitre du ciel et se rire de ce bourdon encombré par son propre corps.

Voler et être libre, entendre "tiens un moustique" et se sentir enfin reconnu pour ce que l'on est. Voir ses mains qui selèvent pour vous acclamer, vous applaudir même, les sentir vous prendre,la pression de cet amour, puis ne plus rien sentir du tout, ne jamais plus rien sentir.

14.04.2008

Tueur en herbe

Vouloir tuer le temps est-ce avoir des désirs criminels ?