23.11.2008

Arrêter

Par manque de temps, manque d'idée et de convictions surement.

Parce que l'idée d'un blog m'a séduit mais pas suffisamment, les diners de Néron ferment leurs portes, enfin ils ne sont plus alimentés et finiront comme le reste dans la vaste poubelle numérique.

Trois petits tours et puis s'en vont.

29.07.2008

Paris l'Orientale

Là, avachis sur des banquettes recouvertes d'un tissus brodé, nous buvons un thé à la menthe bouillant.

Les moineaux viennent picorer les restes de gâteaux sur une musique arabe, avant de rejoindre le doré du lustre. La lumière filtre au travers des fines ouvertures faites sur le mur blanc. Et nous voilà plongé dans une ambiance loin au Maroc ou en Tunisie, goutant le temps qui passe avec délectation.

Le plateau doré reçoit nos verre vide et nos conversations à batons rompus et dans peu de temps après un tour à la mosquée dont les mosaïques rivalisent avec les jardins parcourus de fontaines, il nous faudra retourner à notre périple parisien.

 

26.07.2008

Mourir au Paradis

Les Ulysses bleus avaient beau virevolté, rien ne pouvait lui enlevait cette mélancolie crasse.

Sa vie venait de défiler devant lui, fier il ne savait pas s'il devait l'être. Celà s'était passé, convaincu que les choix qu'il a fait devaient l'être et qu'aujhourd'hui il ne devait plus y penser.

Ses cheveux blancs rayonnaient sur l'eau du bassin dans lequel des voiles de chine exécutaient des courbes telles des danseurs. Les larmes pontuaient cette danse. le désespoir l'avait enserré, pourquoi? Les genoux dans le sable du chemin, sous l'hibiscus rouge, dans les souvenirs d'une enfance à jamais perdus. Le vieil homme devait se relever, tout pouvait continuer, il n'avait fait que passer. Amoureux jusqu'à la fin, confiant mais Dieu que c'est dur de voir disparaitre le Paradis.

Glissant un genoux sous ses mains, il y pris un ultime effort pour se redresser. Sa main heurta la douceur de la fleur de l'hibiscus rouge, ses cheveux blancs irisaient déjà l'eau du bassin, et les danceurs interrompirent leur danse pour venir embrasserr le nez de leur admirateur dont les yeux étaient clos.

25.07.2008

Charme estival

Les rues sont pleines d'un soleil chaud et réconfortant. Désertes elles apparaissent sous ce jour nouveau que les choses familières prennent souvent.

Les quelques passants ont cet air que l'été donne au gens. Acceuillants, aimables et moins étrangers que cet hiver. L'asphalte exhalle cette odeur acre qui me plait tand.

Déambuler sous cet air chaud caressant, piqué par des rayons d'or qui colorent la peau, sourire à ce ciel clément et prendre le temps de vivre. Profioter de ces derniers moments, sans compter les pas.

19.06.2008

Conte de Noël, hors saison n°1

Ce soir c'est Noël, déjà l'orgue retenti. Les voutes de la cathédrale transportent les accords des cantiques. Les voix s'élèvent. Pierre revêt son aube.

Immaculée, légère mais lourde du poids de ce qu'elle représente à ses yeux. L'étole, puis la chasuble, blanche et dorée pour ce jour de fête.

La statue de l'Enfant est posée sur cette petite table de sacristie, au pied de la crox de bois. Il contemple les deux mystères ainsi en présence.

Les servants se mettent en place, lui derrière la procession peut commencer. La cloche teinte, les gens se lèvent, il avance.

Empeint d'une émotion forte, il avance, l'Enfant élevé. Il a la tête haute, là dans l'allée centrale, il avance vers le lieu de l'ultime sacrifice. Sa vie il l'a offerte, il ne pouvait pas faire autrement, un si petit don comparé à celui de cet Enfant.

Il va faire ce qu'il y a de plus beau, partager l'amour d'un homme, partager l'amour de Dieu.

Les volutes d'encens montent comme de longues prières, une légère inclinaison devant l'autel, une autre face à la mangeoire.

"Un Sauveur nous est né" dit le cantique. Pierre resplendit, le vaisseaux de pierre résonne des Noëls d'autrefois.